Décideurs, cadres et entrepreneurs des diasporas africaines et caribéennes / Black diaspora
 
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Conjuguons nos différences
par Dogad DOGOUI, Président d'Africagora

Pour la 5ème édition de la "Semaine nationale de la diversité" (9-14 juin 2008), le Club Africagora des diasporas économiques et la plate-forme nationale France Diversité des associations citoyennes organisent une grande campagne nationale de sensibilisation du grand public et du monde économique autour du "Vivre Ensemble".

Depuis 2004, chaque année à la fin du printemps, la « Semaine nationale de la diversité » donne l’occasion aux collectivités, institutions et entreprises, ainsi qu'aux associations et aux citoyens, de s’engager dans une campagne de communication sur le thème : « Conjuguons nos différences ». Il s’agit de sensibiliser tous les publics aux apports de la diversité dans tous les domaines de la société française : éducation, formation, emploi, entreprenariat, citoyenneté, culture, engagement politique, ....

A l'heure où le Sénateur Barack OBAMA propose à ses concitoyens une nouvelle conception de la société américaine, la France s'engage timidement sur la voie de la remise en marche de l'ascenseur social. Elle n'a pas encore réussi à fédérer les fils et filles de la Nation autour de valeurs partagées. Pour bâtir la société ouverte et fraternelle de la France nouvelle, il nous faut choisir de vovre avec l'autre, en l'acceptant avec ses différences. Valorisons ce qui nous rassemble au sein d'un socle commun de valeurs, et autour de la devise de la République : Liberté, Egalité, Fraternité... et Diversité.

La France est riche de nos différences. Acceptons de les conjuguer pour assurer cohésion et justice sociales, afin de garantir "une place pour tous en France".

Rendez-vous place du Châtelet le lundi 9 juin de 18h à 20h pour le lancement de la 5ème Semaine nationale de la diversité. Un rassemblement en faveur du "Vivre Ensemble" et de la diversité dans la République accueillera témoignages, hommages, messages et chaîne de la diversité.

Dogad Dogoui Président d’Africagora
+33 (0) 811 036 811

Les Talents de la diversité

(*) Paris, Bordeaux, Grenoble, Lille,
Lyon, Marseille, Rennes, Rouen
.

=> Accès à l'espace des talents réservé aux entreprises

Dix ans après le thème de la fracture sociale, voici venue l'heure de la cohésion sociale.

Ambitieux et déterminé, le plan de cohésion sociale préparé par le ministre Jean-Louis Borloo l'est. Marque t'il le tournant social du gouvernement ? Parviendra-t-il à assurer une place pour tous en France ?

Au-delà du misérabilisme et de l'assistanat pratiqué depuis plus de trente ans, les minorités ethniques seront-elles enfin reconnues au sein de la société, nommées et dénommées ? Comment assurer l'égalité des chances pour chaque enfant de la République, si l'on ne le reconnaît pas dans son identité, dans ses racines ?

Au moment où se prépare en France l'adoption de ce plan, les différentes communautés qui composent la Nation se posent la question de leur place dans la diversité et l'égalité des chances au sein de la République.

La France est forte de la diversité de ses paysages, de ses terroirs, de ses religions et aussi de ses communautés ethniques. La constitution de la Vème République, révisée pour la nième fois (au risque de croire que la VIIe est déjà là !), a intégré les collectivités locales, au moment même où le débat sur les spécificités régionales (notamment les langues) battait son plein. A quand la reconnaissance des communautés ethniques qui composent la communauté nationale, et lui assurent (comme toujours) enrichissements culturel, scientifique, économique, sportif, .. ?

Dans son court volet « égalité des chances », le plan de cohésion sociale démontre une ambition nouvelle de rétablissement des chances et reconnaît les limites de l'égalitarisme à la Française. Reste maintenant à ajouter aux solutions correctives des inégalités territoriales et sociales, celles prenant en compte les inégalités subies à cause des origines ethniques, de la couleur de la peau ou du patronyme.

L'Etat doit assurer protection et égalité à tous les enfants de la République « sans distinction de race, de religion, de sexe, . » mais comment ne pas distinguer pour les inclure, celles et ceux qui sont déjà distingués dans leur mise à l'écart ? Que faire pour assurer à tous, une véritable égalité face à la dignité, au savoir, à l'emploi ou à la culture ? Commençons par soutenir, appuyer et promouvoir celles et ceux qui n'ont pas démérité malgré les handicaps ou supposés comme tels.

La France des banlieues populaires et des quartiers défavorisés, ainsi que celle des minorités ethniques et sociales, regorge de talents qui ne demandent qu'à éclore et à apporter leur contribution au dynamisme de leur pays, à son rayonnement, à son équilibre démographique et à celui de ses comptes sociaux.

Les talents de la diversité réclament considération et respect de leurs efforts, après ceux (enfin) accordés aux sacrifices de sang et de sueur de leurs parents. La France a besoin de ses minorités ethniques, filles, fils et petits enfants de tous ces migrants venus défendre et rebâtir la France moderne.

Accordons une place spécifique et prioritaire aux talents de la diversité. L'égalité sans reconnaissance des « handicaps » et spécificités des minorités, n'est que leurre. A commencer par celui primordial de l'accès à un emploi qualifié, conforme à la formation et aux compétences de tous ces jeunes diplômés et talents disponibles.

Employeurs du public et du privé, faites appel aux talents de la diversité pour le bénéfice de la France et le vôtre.

Dogad Dogoui
Fondateur du Club Africagora

* Dans le cadre du programme « Talents de la diversité », Africagora organise le 10 décembre 2004 à Paris, Lille, Rouen Rennes, Bordeaux, Marseille, Lyon et Grenoble des forums pour l'emploi des cadres et jeunes diplômés issus des minorités et des quartiers défavorisés. Les DRH et recruteurs y sont invités à recruter des talents.


Debout les Noirs !
Aidez-nous à aider les jeunes

Il y a cinq ans naissait à Paris Africagora, club de cadres et d’entrepreneurs originaires d’Afrique et des DOM TOM pour constituer un réseau d’échanges et d’opportunités. Cependant, devant les situations d’exclusion professionnelle subies par la communauté noire de France, et principalement par les jeunes diplômés, nous avons décidé en 2001 de créer une association loi 1901 pour alerter les pouvoirs publics, valoriser les parcours et les initiatives de la diaspora, et pour promouvoir l’intégration par le haut (formation, emploi, création d’entreprise).

De nouvelles missions ont donc dû être adoptées, autres que celles de valorisation et de témoignage que nous nous étions fixées il y a cinq ans : l’identification des compétences et des potentiels, le parrainage professionnel, l’accompagnement à la recherche d’emploi (CV, orientation, présentation, entretien d’embauche, maîtrise des codes professionnels, interventions, …). Cette nouvelle orientation mise en œuvre depuis 2003, nécessite aujourd’hui une nouvelle organisation et des moyens conséquents

Au nom des membres d’Africagora, je lance donc un appel solennel à toutes les familles, à tous les salariés, cadres, chefs d’entreprises, travailleurs indépendants, professions libérales, étudiants en fin de formation, artistes, intellectuels, … : aidez-nous à aider les jeunes : adhérez et/ou soutenez Africagora par vos dons et cotisations annuelles (100 et 200 euros) afin de permettre à notre association - et aussi à celle qui veut devenir la vôtre - de financer ses projets d’intérêt collectif : un annuaire des compétences et des talents originaires d’Afrique et des DOM TOM (que vous pouvez commander par souscription), un centre de ressources à Paris, pour recevoir, informer, orienter, documenter et accompagner toutes celles et tous ceux qui voudront présenter leur projet à des conseillers et des entrepreneurs, une bourse aux stages et emplois qualifiés via Internet, un journal de promotion et de valorisation des parcours et des initiatives, support aussi pour les bilans mensuels d’interventions, d’activités et d’utilisation de vos dons et contributions.

Ne restez pas en dehors du combat pour l’intégration professionnelle, économique et sociale de tous ces jeunes méritants, courageux et volontaires, qui nous tendent leurs diplômes et leurs espoirs de promotion dans la société occidentale. Notre intégration individuelle est incomplète si les talents de la communauté noire sont destinés à expédier des lettres et des CV à longueur de journées à la recherche de stages et d’un premier emploi. Pendant ce temps, leurs condisciples blancs sont plus vite intégrés dans les entreprises et les centres de décision, à formations et diplômes identiques.

Je vous exhorte, vous les cadres, décideurs, entrepreneurs et personnalités de la diaspora à devenir l’élite de la communauté noire en France par votre implication : au-delà de nos clivages artificiels et des préoccupations égoïstes, apportons nos appuis, nos réseaux, nos compétences et nos soutiens financiers à Africagora, pour que ensemble, nous réussissions ce challenge urgent : assurer l’intégration professionnelle et soutenir la création d’entreprises et d’activités par les jeunes noirs et métis de la diaspora.

Adhérez massivement à Africagora, donnez de votre temps et soutenez la mise en place d’un fond de soutien à la formation, à l’emploi et à l’entreprise pour la communauté. Et n’oubliez pas ce message de Nelson Mandela : “ Tout ce qui se fait pour nous, sans nous, se fait contre nous ”.

Dogad Dogoui
Fondateur d’Africagora


Lettre ouverte au Président Chirac - 1er mars 2004.

Au secours, Monsieur le Président.

Au moment où l'on constate dans notre pays, une recrudescence des antagonismes entre les composantes de la société, nous vous lançons un appel urgent pour que vous utilisiez pleinement les pouvoirs qui vous sont reconnus par la constitution, ainsi que votre autorité, pour imprimer à la Nation toute entière les vertus du « mieux vivre ensemble » et du respect des identités de tous nos concitoyens. Il s'agit de mieux faire connaître aux uns et aux autres les différentes cultures dans l'hexagone et de faire respecter les différences, afin de lutter contre les discriminations racistes et ethniques, et de redonner espoir à ceux et celles qui doutent de leur place dans la société.

Au nom de l'association Africagora qui regroupe des décideurs originaires d'Afrique et des DOM-TOM, je lance cet appel à votre sens du devoir de premier Responsable de la nation, pour décréter 2004, 2005 et 2006, années de la diversité, une grande cause nationale. A l'image des premiers résultats spectaculaires qui ont suivi la mise en application de votre décision de lutter contre l'insécurité routière, nous sommes convaincus que nos concitoyens sauront raison garder et se faire confiance dans le respect de leurs diversités d'origines, d'ethnies et d'opinions, si vous preniez la ferme décision de libérer la parole et des moyens exceptionnels pour assurer une place pour tous en France.

Notre avenir est ensemble, au sein de l'Union Européenne, quelques soient nos origines culturelles et ethniques, nos appartenances religieuses, la couleur de notre peau. C'est ensemble, dans la diversité revendiquée comme richesse de la nation, que nous parviendrons à rehausser l'image de la France et sa place dans le monde. Pour cela, il convient que tous vous entendent prôner l'égalité réelle et l'équité dans le respect de valeurs communes : les uns - relégués au rang de sous citoyens, bloqués dans leur ascension sociale et en but à un manque de reconnaissance de leur totale appartenance à la nation - les autres - confrontés à la peur de l'autre, différent et si semblable à la fois, et convaincus de leur supériorité par des succès d'histoire.

Celles et ceux de nos concitoyens que l'on s'évertue à continuer à nommer « issus de l'immigration » ou d'origine étrangère, sont des Français à part entière. Ils aspirent à appartenir pleinement à cette nation pluriethnique, la leur.

Au-delà des mesures nécessaires et des diverses institutions de lutte contre toutes les formes de discriminations, il faut aujourd'hui mettre en œuvre un ambitieux programme visible et énergique d'actions positives en faveur de la diversité : nominations massives de Français appartenant aux minorités ethniques à des postes de direction et de décision, incitation des entreprises à adopter une charte de la diversité, mobilisation de moyens extraordinaires pour accompagner et soutenir la promotion sociale des talents et potentiels noirs, maghrébins et asiatiques de France. Et ceci pour la progression de l'image d'une France ouverte, métissée et exemplaire dans le Monde.

Il est temps de reconnaître le caractère pluriethnique de la nation française et les spécificités ethniques, culturelles, territoriales ou patronymiques des discriminations que subissent certains de nos concitoyens : seules des corrections de même nature permettront de leur assurer une égalité réelle avec les autres.

Monsieur le Président, en prenant la décision de lancer ce vaste programme public d'incitation à la diversité, vous permettriez à la Nation française d'être à l'image de sa société. Devançant ainsi l'inéluctable accélération du brassage de la société française dans toutes ses sphères de décision, vous marquerez certainement l'histoire.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'expression de notre considération renouvelée.

Dogad Dogoui
Fondateur du Club Africagora


PS : Africagora vous donne tous rendez-vous le samedi 6 mars à 14h30 au Palais des Congrès de Paris (Porte Maillot) pour les 3èmes Assises de l’Egalité Républicaine et de la Diversité. Accès libre et gratuit.



L'édito de Décembre 2003

Après les ZEP, créer les « PSP »
Promotions Sociales Prioritaires

Dans une période où en France le débat porte sur les choix de société autour de la laïcité, de l’égalitarisme et du statut quo, il est temps de se poser des questions sur les véritables solutions pour mettre en cohérence la vie de nos concitoyens avec l’idéal républicain.

Lutter contre toutes les formes de discriminations sociales, territoriales et ethniques dont soufrent les minorités, c’est d’abord et surtout assurer l’équité pour tous, à défaut de l’idéal d’égalité toujours espéré. Face aux « handicaps » de la vie et aux conditions de vie de certaines composantes de la société française, il est temps de décréter « les diversités comme grandes causes nationales », au même titre par exemple que la sécurité routière comme l’a définie le Président de la République, avec le succès que l’on sait.

Les équipes de la France « Black, Blanc, Beur » en football, handball ou encore en athlétisme - pour ne citer que des domaines sportifs, fers de lance de la promotion de la marque France dans le monde entier - donnent le ton des résultats obtenus par le travail volontariste de détection des potentiels et de tous les talents, au service de la Nation.

Il est urgent pour l’Etat français d’appliquer à l’insertion professionnelle et à la promotion sociale des « minorités invisibles » et des plus défavorisés, les recettes gagnantes du sport de haut niveau : détection des potentiels et des talents (sans tenir compte du cadre de la vie familiale, de la zone d’habitation, des origines culturelles ou de l’ethnie), formation spécifique, mise en valeur des capacités, et promotion individuelle et collective.

Plus de 20 ans après une politique d’exception et de « discrimination positive » comme les zones d’éducation prioritaires (ZEP), il est grand temps de se résoudre à engager un vaste programme national d’accès à l’emploi, à la politique, aux médias et à l’entreprenariat pour les minorités ethniques dans l’hexagone. Programme que nous proposons d’appeler PSP (promotion sociale prioritaire). La cohésion sociale de la nation et son équilibre futur sont à ce prix.

Il est urgent de reconnaître officiellement en tous ces talents noirs, maghrébins, asiatiques de la France économique, professionnelle et politique, de véritables chances pour la France d’aujourd’hui et de demain : avec des emplois à la hauteur de leurs formations et de leurs compétences, ils contribueront à des rentrées fiscales plus conséquentes et un plus grand équilibre de la sécurité sociale et du régime des retraites, avec un soutien actif et prioritaire accordé aux enfants de migrants, l’équilibre entre majorité et minorités serait mieux assuré.

A défaut d’un pur humanisme à la française, visons au moins l’intérêt national en ouvrant les portes des centres de décision à tous les concitoyens qui en ont les compétences. Quitte à appliquer durant une période de trois ans quatre ans, la priorité aux moins lotis des talents, en tenant compte de leurs origines sociales, territoriales et ethniques.

Dogad Dogoui
Fondateur d’Africagora


L'édito de novembre 2003

Voter c'est compter
Appel pour la diversité en politique et pour une place pour tous en France

Parce que Voter c’est compter, nous appelons les Français issus de l’immigration à s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2003, à s’impliquer dans la vie politique de notre pays et à participer aux élections de 2004.

Nous appelons les élus locaux et nationaux de la République, et la nation toute entière, à participer à la construction d’une société fraternelle, où tous nos concitoyens prennent leur place entière dans une nouvelle France, plus équilibrée et humaine.

Parce que voter c’est compter, j’appelle tous mes concitoyens originaires d’Afrique et d’Outremer à s’exprimer en 2004 sur les choix de société de leur canton, de leur région et d’une Europe ouverte, démocratique et humaine, afin de construire leur propre avenir et celui de leurs enfants, pleinement Européens.

Convaincu qu’une société démocratique moderne doit permettre l’ascension et la promotion sociales de toutes ses composantes pour une meilleure représentativité de tous dans les centres de décision, nous appelons les partis politiques à assurer la mixité et une représentation de la diversité ethnique, culturelle et sociale de la France sur leurs listes aux élections cantonales, régionales et européennes en 2004.

Dogad DOGOUI
Fondateur de Africagora




L'édito d'Octobre 2003

Pour l’avènement des Afro Européens dans l’Union

Madrid, 4 octobre. Un conseiller représentant le Maire de Madrid achève son allocution de clôture en appelant tous les Madrilènes de toutes origines à s’unir pour construire ensemble la maison commune. « Il ne s’agit pas de vous accueillir dans la maison, mais de la construire ensemble », lance t’il à l’adresse des participants au 1er Congrès de l’immigration africaine et des communautés noires en Espagne.

Organisée du 2 au 4 octobre dernier par l’ONG Ayuda Sanitaria, avec le soutien de la toute récente « Union des communautés noires et des collectivités africaines en Espagne », cette manifestation a réuni les communautés noires les plus représentées à Madrid : Colombiens, Dominicains, Equato-Guinéens et Sénégalais. J’ai eu l’honneur d’y représenter Africagora via une intervention sur l’intégration des diasporas africaines par la formation et l’économie. J’y ai aussi lancé un appel au rassemblement de toutes les compétences des diasporas africaines, afin de réussir l’intégration au sein de l’Union Européenne de nos enfants ayant des ascendances africaines.

A l’approche de l’adoption de la Constitution européenne, de l’entrée officielle de dix nouveaux états dans l’Union et du renouvellement du Parlement européen, Africagora a aussi présenté la campagne « Voter c’est compter ». Cette campagne nationale que nous lançons à partir de ce mois d’octobre dans l’hexagone - afin d’inciter les Français issus de l’immigration et tous les exclus à s’inscrire sur les listes électorales et à s’exprimer - a rencontré un vif succès durant le congrès de Madrid. « Nous sommes aussi des Afro Espagnols, et nous demandons à Africagora d’adapter cette campagne pour notre pays » m’ont demandé les organisateurs de cette rencontre.

A partir de ses membres résidant à Madrid, Bruxelles et Londres, Africagora compte adapter la campagne « Voter, c’est compter » pour l’ensemble des pays de l’Union, afin d’inciter les Afro Européens à exprimer en juin leur pleine appartenance à l’Europe.

2004 devrait ainsi voir l’avènement d’une coordination des Afro Européens, surtout Européens au même titre que leurs concitoyens et désireux d’apporter leurs opinions et leurs contributions à l’édification de l’avenir de leurs enfants.

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour le congrès européen des diasporas africaines organisé à Paris par Africagora le dimanche 9 mai, la « Journée de l’Europe ».

Dogad DOGOUI
Fondateur de Africagora




L'édito de septembre 2003

Mêlez-vous de ce qui vous regarde !

A vous, fils et fille d’Afrique et de la diaspora, installés partout dans le monde, sans renier, ni oublier l’Afrique, la mère de l’humanité, sachez apprécier votre pays de résidence et vous souvenir que vous êtes aussi d’ici, même si vous venez de là-bas, à travers vos proches ou lointaines ascendances.

Que vous soyez immigrés d’Afrique, de la Caraïbe ou du Pacifique, ou nés en Europe, vous les Euro Africains devez prendre conscience de votre place sur ce continent aux côtés de vos concitoyens. Ne laissez pas l’Union Européenne se construire sans vous, sans prendre la place qui vous revient, sans faire valoir vos contributions professionnelles, économiques, financières, techniques, scientifiques, artistiques, culturelles, sportives, spirituelles, …

Au fil des siècles de barbaries et d’épreuves de toutes natures (esclavage, colonisation, efforts de guerres pour sauver l’Europe, exploitations des ressources minières, géologiques et agricoles), l’Afrique a été saignée et dépouillée. Mais, l’avenir lui appartient : sa vigueur, sa jeunesse, ses immenses richesses, sa diaspora font encore d’elle le continent de demain. Il vous appartient donc – vous les fils et filles de la diaspora africaine en Europe – de remplir votre mission : valoriser vos racines, vos cultures et votre histoire, représenter votre continent ou celui de vos parents, faire partager à tous les pays de l’Union Européenne les valeurs de partage, de solidarité et d’humanisme de vos ancêtres.

L’avenir de vos enfants ici sera ce que vous en ferez !

Au moment où dix nouveaux pays vont rejoindre l’espace communautaire, il vous appartient, à vous minorités euro-africaines, de faire valoir vos droits et de préciser votre place, face à l’intégration de nouvelles minorités ethniques venues d’Europe de l’Est. C’est par une implication de tous les instants dans toutes les sphères de décision de vos états que la composante euro-africaine de l’Union sera prise en compte. 2004 marque une nouvelle ère dans la construction de l’Europe, avec de nouvelles élections au Parlement, et une réflexion vers la mise en place d’une constitution et d’institutions représentatives.

Ne restez pas en marge de la construction européenne. Impliquez-vous dans vos pays dans la vie citoyenne et les sphères de décision, tant au niveau local que national. Inscrivez-vous massivement sur les listes électorales et dans les partis politiques pour présenter les préoccupations de ceux et celles qui se sentent oubliés par la Nation. Préparez votre avenir et surtout celui de vos enfants en participant à la vie publique et à la gestion de la cité. A la recherche de vos droits et de l’égalité des droits de tous vos concitoyens.

Alors, impliquez-vous dans la gestion de la chose publique au niveau local, régional, national et communautaire. Il appartient particulièrement aux décideurs, entrepreneurs, cadres, techniciens, syndicalistes, responsables associatifs, représentants des communautés et autres personnalités afro européennes, se s’impliquer dans la vie politique et de s’imposer dans le débat démocratique. Mêlez-vous de ce qui vous regarde, l’avenir de vos enfants et la place de vos valeurs dans la construction de votre Nation.

Dogad DOGOUI
Fondateur de Africagora





L'édito d'août 2003

La diaspora veut participer au développement des TICs en Afrique

Dakar, le 31 juillet 2003 - Au moment où s'achève le Forum régional de l'UIT pour l'Afrique, organisé par l'Union Internationale des Télécommunications, agence des nations unies basée à Genève, le Club Africagora est heureux d'annoncer que sa proposition d'appel particulier à la diaspora africaine a été inscrite dans les conclusions de cette rencontre.

Ce forum qui a réuni 163 délégués provenant de 28 pays et 18 organisations - dont Africagora - avait pour thème "partenariat des secteurs public et privé pour le développement des TICs". Au nom du Club Africagora, j'ai demandé et obtenu du forum le rajout dans les conclusions d’une recommandation à l'endroit du secteur public et du secteur privé africain, ainsi rédigée : "mettre en place une politique spécifique et des conditions favorables pour identifier et attirer en Afrique les ressources humaines et financières des diasporas africaines".

Il nous appartient maintenant, à nous membres de la diaspora africaine, de nous mobiliser pour prendre en charge et participer à des programmes régionaux et continentaux de transfert de technologies et de compétences (notamment via les universités en ligne et les satellites), de ressources financières pour le soutien à la création et au renforcement du secteur privé des TICs en Afrique (informatique, Internet, télécommunications, multimédia, audiovisuel, ...). Tel est notre credo vis-à-vis de l'Afrique.

La diaspora veut participer au développement économique et industriel de l'Afrique, notamment à travers les technologies de l'information et de la communication (TICs). L'annuaire des compétences de la diaspora (en cours de réalisation) et le montage de projets d'accès universel aux TICs, de formation de formateurs des populations déconnectées en Afrique et de perfectionnement des experts africains, sont autant de piste de la participation de Africagora au développement du continent noir.

Bonne rentrée à tous.

Dogad Dogoui
Fondateur du Club Africagora





L'édito de juillet 2003
Hommage à Aîmé Césaire

Bamako, le 30 juin 2003 - A l'heure où s’achèvent à Bamako les 1ères Rencontres Afrique – Amériques - organisées par les éditions Cauris et les éditeurs de livres du Mali – en hommage au 90 ans du poète Aimé Césaire, j’adresse un appel à tous les fils et filles d’Afrique, éparpillés dans le monde.

Appel au rassemblement, à l’unité, au sursaut et à la coopération entre tous, pour que l’Afrique prenne sa vraie place dans le concert mondial, et transmettre ses valeurs à l’humanité.

Soyons fiers d’être Africains d’Europe, des Amériques, d’Asie ou d’Océanie, et portez haut les couleurs du continent. C’est à nous que revient le rôle d’ambassadeur de l’Afrique hors du continent noir, et aussi pour apporter notre contribution à l’universel et à l’humanité.

Par nos compétences, notre investissement, notre formation et notre implication dans la vie de la cité, le dialogue et les échanges diversifiés avec nos concitoyens, nous poursuivrons l’œuvre de Césaire, Senghor et Damas. Soyons nous-même et utilisons l’héritage du grand poète africain de la Martinique que le monde célèbre, pour refuser la soumission et le rabais de nos identités, tout en encourageant le métissage culturel.

Que nous résidions en France, en Suisse, en Belgique, en Angleterre, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Allemagne, en Russie, dans les Antilles, au Brésil, aux USA, au Canada, dans l’Océan Indien, en Chine, au Japon ou en Australie (…), il nous faut faire preuve d’esprit d’initiative et de collaboration avec les sociétés civiles locales pour faire prévaloir nos identités ouvertes sur le monde. Restons aussi attachés à l’Afrique, berceau de l’humanité et terre d’avenir, si nous voulons bien contribuer à son rayonnement par nos compétences et nos ressources.

Africains de tous les coins du Monde, participons à la construction d’une société de l’universel où l’humanité toute entière bénéficiera de l’apport des identités culturelles des sociétés africaines millénaires. Mettre l’Afrique et ses valeurs au cœur de l’humanité, telle est l’ambition d’Africagora.

Dogad Dogoui
Fondateur de Africagora.





L'édito de juin 2003

Diasporas africaines de tous pays : unissons-nous !

"Africains de l'extérieur" : telle est l'appellation de tous les fils et filles du continent noir qui s'en sont allés un jour, de gré ou de force, contraints par leur existence ou guidés par le goût de l'aventure, vers de nouveaux horizons, proches ou très éloignés de la mère de l'humanité. Fils d'esclaves, de colonisés, de "tirailleurs sénégalais", de travailleurs immigrés, d'étudiants ou de cadres expatriés, vous avez avec vous - en Europe, en Amériques ou en Asie du Sud Est - une partie de l'Afrique.

"Pour savoir où on va, il faut savoir d'où on vient". Cette maxime est de plus en plus d'actualité pour les Africains du Monde sans cesse ramenés à leur statut d'étrangers, même quand ils sont nés sur le même sol que leurs concitoyens. Africains Américains ou Africains Européens, nous sommes des Africains, revendiquons-le et assumons-le. Mais, pour la grande majorité d'entre nous, membres de la diaspora, venus ou nés de parents venus de LA BAS, nous sommes aussi d'ICI.

Il nous appartient d'apporter aux autres communautés, nos valeurs et celles de nos parents, pour construire une nouvelle société en Occident, qui tienne compte des identités de solidarité, de partage, de fraternité, d'humanité, de respect des aînés, socles de notre africanité. Notre intégration dans les sociétés occidentales ne pourra se faire que si nous acceptons de prendre et de donner, d'absorber la culture de l'autre et de diffuser la nôtre, donc d'intégrer dans un double sens.

Dans ce processus, il appartient aux décideurs, cadres, entrepreneurs et personnalités originaires d'Afrique et d'Outremer de donner l'exemple, de se mobiliser et de s'investir dans la recherche d'un respect mutuel entre les diverses communautés ethniques de nos nations. Et ceci, à partir d'une meilleure diffusion pour la connaissance de nos traditions, cultures, identités, civilisations.

L'insertion professionnelle, économique et sociale individuelle de chacun de nous permet de faire avancer la cause des diasporas africaines, à condition que nous acceptions de servir d'exemples et de passerelles, et d'aider les moins favorisés parmi les membres de nos communautés. L'intégration collective de nos communautés dans le respect de la collectivité est à ce prix.

L'union fait la force dit-on. Les diasporas africaines ne pourront prendre leur place en Occident que si elles le prennent, littéralement. Frappons aux portes de nos états, proposons nos services et nos compétences, soutenons la formation professionnelle et la création d'entreprises, investissons-nous dans la vie de nos cités, le débat public et l'action politique pour faire entendre nos particularités et faire respecter nos spécificités par les gouvernants.

Rejoignez Africagora et participez au rayonnement et à la promotion sociale de nos compétences.

Dogad DOGOUI
Président du Club Africagora





L'édito de mai 2003

Etats monocolores contre nations métisses

Comment laisser leur place à ces enfants de l’immigration nés en France, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, aux Pays-Bas, au Portugal, sans reconnaître ni leurs compétences, ni leurs spécificités culturelles et ethniques ?
Que faire aujourd’hui pour assurer aux nations européennes leur homogénéité dans la diversité ethnique et culturelle ?
A quand une figure politique et économique issue des minorités ethniques en France ?
A ces trois questions, je ne peux répondre que par une plus grande participation des personnes concernées à la vie de leur pays, de leur cité, de leur démocratie. Leur visibilité médiatique, politique et économique sera un gage de la lutte contre l’enfermement communautaire, à condition que les portes des centres de décision ne leur soient pas fermées.

Au-delà d’une politique commune et ambitieuse de l’immigration (l’une des chances de réussite du Vieux continent sur les plans culturel, économique et démographique), l’Europe doit de toute urgence se saisir de la question de la place des minorités ethniques dans ses institutions et dans la société civile.
 
Un Européen est-il nécessairement blanc ? Quid du Noir, de l’Arabe ou de l’Asiatique européen, né au sein de l’espace communautaire ? Il faudra à l’Union se saisir de toute urgence de ces questions fondamentales qui guident le devenir d’une civilisation. L’ère est au métissage culturel et ethnique, au brassage de populations d’origines diverses. Il convient que les centres de décision de nos sociétés – politiques, médiatiques, économiques, culturels, scientifiques, techniques – soient à l’image de nos nations : bigarrés.
 
En France, Africagora rassemblera le 14 juin à Paris pour les « 2èmes Assises Nationales de l’Intégration Républicaine », les diverses couches de la population multicolore venue de toutes les régions de la France. Notre club veut apporter sa pierre à la construction d’une République métissée, « en haut et en bas ». Pour cela, il œuvre à l’identification, à la reconnaissance et à la promotion sociale des compétences originaires d’Afrique et d’Outremer dans toutes les sphères de décision du pays : administration, entreprises, médias, partis politiques, syndicats, grandes écoles, armée. Il y va de l’intérêt national d’assumer la diversité à tous les échelons, et de le faire aussi bien par calcul politique, par vision à long terme, que par altruisme, ...
 
Un grand homme qui a rencontré son destin et qui a su s’y inscrire durablement, grâce à une certaine idée de la France et à une ambition pour son pays, disait « un pays n’a pas d’ami, il n’a que des intérêts ». A la suite du Général de Gaulle, je dirais que les intérêts de la France et de l’Europe se situent dans le métissage et la diversité ethnique. Il y a urgence à les décréter et à les réaliser ?

Dogad Dogoui
Président du Club Africagora





L'édito d'avril 2003

21 avril 2002 : un an après. Quoi de neuf pour les minorités ethniques en France ?

Depuis quelques années, l’Europe est à nouveau confrontée à la montée des périls xénophobes et racistes. « L’autre » fait peur, quand il vient d’ailleurs et encore plus quand il est d’une autre couleur. Ces derniers temps, l’Autriche, les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne et la France ont montré à la face du monde des visages indignes de leur rang, de leurs messages universels et de leurs leçons aux autres peuples de notre planète.

En France, la société va se souvenir le 21 avril prochain de ce que les commentateurs ont nommé « séisme électoral » avec l’arrivée du représentant du parti d’extrême droite au 2e tour de l’élection du Chef de l’Etat, premier personnage de la République française, le creuset des droits de l’Homme et du Citoyen. Un citoyen qui n’a plus confiance en ses « représentants » et qui le fait savoir, au risque de se précipiter dans un naufrage collectif. Mais, qu’arrivera-t-il si rien en change et que le métissage stagne…

Après une campagne électorale empoisonnée – souvenons-nous – par le thème de l’insécurité (c'est-à-dire des ghettos pauvres des banlieues des villes et de leurs cortèges de chômeurs oisifs noirs et maghrébins principalement), l’étranger a été montré du doigt. Un « étranger », né Français mais sans l’être réellement, et à qui la société, les élus, les enseignants, les policiers, les gardiens d’immeubles, les bailleurs des logements sociaux… rappellent qu’il est né de parents immigrés. Comme un bon tiers de tous les Français…

« Et un, et deux et trois générations, nous sommes tous des enfants d’immigrés » criaient les jeunes Noirs, Blancs, Maghrébins, Asiatiques, Indous ou Turcs, de toutes origines sociales, ethniques, géographiques, reflets de la diversité de la République. Un an après, chacun est reparti dans son camp, à son poste. La Ve République se meurt du manque de débat de fond, dans la clarté et la transparence, dans la vérité et sans hypocrisie. Les Noirs et les « Arabes » de France font partie intégrante de la Nation. Les conditions d’exclusion sociale, professionnelle et économique de la majorité d’entre eux reposent sur des critères ethniques ou géographiques.

Ne nous voilons pas la face, appelons les choses par leur nom, à condition que le politique tranche avec des solutions claires, qu’il assumera au moment de nous demander de renouveler son mandat : la France est métissée… en bas. Il faut maintenant et de toute urgence colorer la France d’en haut, encore trop souvent ghetto de Blancs, de diplômés de grandes écoles, d’hommes cinquantenaires parisiens (d’adoption si ce n’est de naissance).

Le Gouvernement s’est enfin décidé à prendre à bras le corps l’accueil décent des étrangers arrivant sur notre sol. Bravo pour les mesures, attendons d’en voir les actes et applications. Mais la vraie urgence pour « sauver » la Ve République, c’est la place des minorités ethniques françaises dans la société, dans les centres de décision. Il est urgent de donner à chacun une place digne, dans la fraternité et l’égalité républicaine, c’est-à-dire celle des chances égales à l’école, dans l’entreprise, l’administration et les centres de décision : cela passe aussi par des symboles forts et volontaristes. Ici et maintenant...

Au moment où le Ministre de l’Intérieur s’engage dans l’organisation de la minorité musulmane afin de donner à l’Etat un interlocuteur pour la gestion des problèmes de ce culte, il faut rappeler à l’Etat et à la société civile que les énergies ne seront pas libérées sans parler vrai, sans déblocage public de la promotion sociale des minorités ethniques et sans leur reconnaissance officielle et sans tabou : comment soigner un mal si on ne parvient pas à le localiser et si on fait mine de l’ignorer. L’identité d’un individu passe par ses origines, sa langue maternelle, son terroir, sa classe sociale. Reconnaissons-le.
La France est une République plurielle et indivisible. L’intérêt supérieur commande à tous d’accepter un France métissée, qui n’est donc ni blanche, ni noire, mais Blanche et noire, avec toutes les nuances qui composent le spectre de couleurs sur la planète commune.

Il appartient aussi aux élites intellectuelles et financières africaines de France de s’engager collectivement dans l’exemplarité et la solidarité avec les plus exclus, pour la promotion sociale, économique, professionnelle et politique des minorités ethniques.

Dogad Dogoui
Président du Club Africagora





L'édito de mars 2003

L’intégration des Noirs passe par la femme

Terre historique d’immigration et d’intégration des cultures d’origine identique, le continent européen est depuis quelques décennies confrontée aux échecs liés à l’absence d’une véritable politique d’intégration des migrants venus d’Afrique, issus de cultures et d’identités différentes.

Porteuse des valeurs de partage et d’écoute de l’Afrique, donneuse de vies et premier maillon de la chaîne d’éducation de nos enfants - même ceux nés en Europe - la femme noire est celle par qui passera l’intégration. Dans ce mois de mars, où tous les peuples du monde viennent de célébrer la journée internationale qui lui est dédiée, il est temps de se souvenir que la femme est mère d’une humanité contrôlée, dirigée et asservie par l’homme. Femmes d’Afrique ou femmes de la diaspora, les Noires symbolisent tout particulièrement cette humanité, ce sens de la vie de couple et de famille, et celui des responsabilités sociales, économiques et financières au sein d’une communauté.

Rendons hommage à ses migrantes venues d’Afrique et de la Caraïbe - d’abord pour rejoindre un mari isolé dans ses missions de bâtisseur, d’ouvrier ou de fonctionnaire dans une France, en mal de main d’œuvre – puis à la recherche du savoir et de la connaissance occidentale. Aujourd’hui, leurs filles s’insèrent lentement et progressivement dans les rouages professionnels des administrations, des entreprises, des médias et même des partis politiques en Occident. En cela, elles montrent à leurs mères une image d’indépendance pas tant décriée que cela, mais ô combien salutaire, à condition que le respect mutuel soit ancré dans le couple au quotidien.

Par la négociation, par une approche plus intelligente du rapport à l’autre, et aussi par le charme (une autre « arme » à sa disposition pour faire respecter sa dignité), la femme noire de France a compris qu’elle avait un rôle de premier plan à jouer dans l’intégration professionnelle, économique et politique de sa communauté. Comment s’adapter aux us et coutumes occidentales, sans renier ses valeurs propres ? Il suffit d’observer la femme noire dans sa quête de respectabilité et dans son sens du compromis. Comme partout sur notre planète meurtrie, où les femmes démontrent toutes leurs qualités de négociatrice et de sauvegarde de l’essentiel (la vie), les femmes noires de la diaspora nous montrent les voies de l’intégration réussie. Prenons-en de la graine.

Dogad Dogoui, Président du Club Africagora





L'édito de février 2003

Aidez-nous nous à vous aider !

Le projet d’annuaire des compétences des diasporas africaines prend forme.
Imaginé en 2002 par les dirigeants de notre organisation, le « Team Africagora » - base de données de compétences et d’entrepreneurs originaires d’Afrique et de la Caraïbe – réunit à ce jour 560 noms.

Nous prévoyons une première parution électronique au deuxième trimestre 2003 sur ce site Internet, avant d’éditer la première édition 2004 à la fin de cette année, au moment du 1er Forum Mondial des Diasporas Africaines et du Salon des entrepreneurs d’Afrique et d’outremer les 28 et 29 novembre 2003 à Paris.

Africagora convie le 21 février en fin de journée toutes les compétences et les entrepreneurs africains et caribéens de France à une rencontre à l’hôtel Concorde Lafayette de Paris, porte Maillot. Objectifs : d’une part, identifier et promouvoir les compétences de tous secteurs au sein de la société, d’autre part, les présenter aux délégations des états africains au 22e Sommet Afrique – France au palais des congrès, porte Maillot.

A l’instar des diasporas indiennes ou chinoises qui – d’Europe de l’ouest ou d’Amérique du Nord s’impliquent dans le développement de leur « continent » d’origine – les diasporas africaines et caribéennes se tiennent à la disposition des dirigeants économiques et politiques du continent noir pour apporter investissements et savoir-faire et assurer un transfert de leurs compétences. Le Team Africagora est de réunir ces compétences de toutes natures pour les mettre à disposition de l’Afrique : avocats, médecins, comptables, informaticiens, consultants, magistrats, banquiers, assureurs, ingénieurs, industriels, techniciens, enseignants, journalistes, artisans, …

Africagora lance un appel aux dirigeants africains pour qu’ils puisent dans ce vivier et nous aide à aider l’Afrique.Que Dieu bénisse les diasporas africaines et leurs soutiens, et nous guide dans une intégration citoyenne.

Dogad Dogoui
Président du Club Africagora





L'édito de janvier 2003

Bonne année 2003

En cette traditionnelle période de voeux, permettez-moi de vous souhaiter, au nom du bureau du Club Africagora et des membres de notre organisation, tous mes voeux les meilleurs pour 2003.

Ensemble, nous espérons contribuer à une meilleure intégration économique, professionnelle, sociale et politique des communautés noires des diasporas issues de toutes les migrations. Puisse cette année, que nous avons placée pour notre part sous le signe de l'intégration et de la citoyenneté, permettre que les diasporas africaines choisissent d'oeuvrer à leur propre intégration dans leurs pays d'accueil ou ceux de leurs parents, dans le respect des valeurs des communautés hôtes.

En Europe, la place des Noirs dans les sociétes sera peut-être celle que nous voulons en faire, mais certainement pas celle que nous n'aurons pas appelée de nos voeux, de notre volonté et de nos actions.

Que Dieu bénisse les diasporas africaines et leurs soutiens, et nous guide dans une intégration citoyenne, volontaire et responsable.

Dogad Dogoui
Président du Club Africagora





L'édito de décembre 2002

Assumer la France métissée

Terre historique d’immigration et d’intégration des cultures d’origine européenne, la France est depuis quelques décennies confrontée aux échecs liés à l’absence d’une véritable politique d’intégration des migrants venus de l’hémisphère Sud, porteurs de cultures et d’identités différentes de l’Europe. Il appartient à la Nation toute entière de partager le souci collectif de la réussite de la mixité sociale, culturelle et ethnique des diverses composantes de notre pays. Le métissage a toujours été le creuset de la France ; Que nous soyons d’origine européenne, africaine, asiatique, caribéenne, ou maghrébine, il nous faut assumer notre héritage commun et construire ensemble notre avenir, au sein de l'Union européenne.

Au-delà des récentes annonces du Président de la République et du Gouvernement (traduisant enfin ! une réelle volonté de mettre en place une politique claire de l'immigration), Le Club Africagora se propose d'explorer les voies et moyens d'une véritable intégration des populations issues des migrations africaines et caribéennes. Et ce, en collaboration avec les pouvoirs publics de notre pays.

Quelle politique adopter face aux directives européennes sur la discrimination positive et le soutien aux minorités ethniques ? Comment définir le concept de "minorités ethniques" dans le cadre de la République et de la constitution française ? Quelles solutions pour faire accéder les compétences issues des communautés noires, arabes et asiatiques de France à des postes de responsabilités de l’Etat, dans les entreprises, les partis politiques et la fonction publique ? Voici quelques thèmes abordés lors du 4e Forum Africagora le 7 décembre à l’Assemblée Nationale.

Dogad DOGOUI
Fondateur du Club Africagora






L'édito de novembre 2002

L’unité dans le respect de la diversité !

Le Club Africagora est-il le symbole de la hantise multiculruelle ? C’est la question qu’il convient de se poser devant les réticences que d’aucuns affichent à l’égard du club Africagora. Les questions et remarques sont-elles : « Que souhaitez-vous faire, diviser la République ? », « Vous contribuez à la création d’une société communautaire ! », « C’est du communautarisme ! », « C’est dangereux et en totale opposition avec le modèle républicain ! », « Il n’y a pas, en tant que tel, de problème des noirs en France » etc. Bien que compréhensibles ces réactions font l’impasse sur la réalité multiculturelle française.

Tout d’abord, il faut rappeler que la société française a longtemps considéré que son modèle républicain d’intégration était le seul à devoir exister mais force est de constater que celui-ci non seulement n’a pas donné satisfaction avec la composante africaine de notre nation, mais n’a tout simplement jamais existé. Et pour cause. Jusque dans les années 1970-80, la République n’a pas établi de projet politique d’intégration, son « ersatz » - l’assimilation - se heurtant à la volonté des peuples de conserver leur identité. Pourtant ce modèle se voulait celui de la République accueillante vis-à-vis des étrangers et garante de leur accès à l’égalité et à la citoyenneté.

Ainsi pendant longtemps, il n’y a tout simplement pas eu prise en charge politique de la question de l’intégration des populations issues de l’immigration. La conséquence : des forts taux de chômage, de délinquance et d’échecs scolaires, corollaire non seulement d’une carence politique, médiatique et économique à résoudre le « problème », mais aussi et surtout reflet d’une stigmatisation d’un pan entier de la société au titre de ses caractéristiques superficielles. Car loin de constituer une richesse dans le panorama français nous constatons que, ses traits distinctifs - notre couleur de peau et nos cultures d’origine – ont été, sont et demeurent des tares pour la République. Amplifiant les difficultés sociales que peuvent rencontrer des populations en France, issues des migrations africaines et antillo-guyanaises, et constituant une sérieuse entrave à un traitement égalitaire de ces communautés, définies de facto comme telles.

Quelle est alors, notre approche à cet égard ? D’abord, elle procède d’une démarche entrepreneuriale, ayant vu se créer le club Africagora, qui exhorte à réaliser des actions volontaires et volontaristes. Ensuite, nous affirmons que pour aller au-delà du concept de couleur, souvent pris en compte dans les critères de sélection, il faut plutôt que d’adopter la politique de l’autruche et faire fi de nos différences, en avoir conscience et œuvrer à la création d’un nouveau modèle Républicain très pragmatique qui tienne compte du caractère multiculturel de la France et s’en enrichisse. De sorte que, la couleur de peau, spécialement la noire, cessera d’affecter négativement et injustement les chances de réussite de ces populations au sein de la Nation française.

C’est le sens de la vision d’Africagora qui se refuse à une dérive identitaire - qui remettrait en cause l’unité de la nation - tout comme il se refuse à l’aveuglement béat ignorant la différence de ses composantes. Ainsi, l’acceptation de la richesse de nos différences permettra-t-elle non seulement de réaffirmer nos principes de liberté et surtout d’égalité, mais encore d’établir un modèle où l’unité se fait dans le respect de la diversité.

Idrissa Diabira

Secrétaire adjoint du Club Africagora

Coordinateur de la Mission Intégration Professionnelle






L'édito d'octobre 2002

En France, le Président de la République vient d'annoncer la mise en place d'un contrat d'intégration des nouveaux immigrants.
Au-delà du débat sur les conditions de mise en oeuvre et d'application de ce contrat mutuel, nous notons avec satisfaction cette avancée significative : la prise en compte positive des problèmes d'immigration en France. Cependant, nous attendons les décisions concrètes et les décrets d'application des lois que présentera le gouvernement français au parlement.

Le Club Africagora qui entend participer à la réussite de l'intégration économique, professionnelle, politique et culturelle des diasporas noires dans la société française, ne peut que se féliciter de cette première étape décisive dans la recherche de solutions politiques et humanitaires à l'arrivée de nouveaux migrants. Il reste tout de même à engager et appliquer une politique volontariste pour l'ascension sociale et politique des compétences issues de l'immigration dans toutes les sphères de la société et de l'Etat.

Il nous appartient aussi, à nous diasporas africaines en Europe, d'oeuvrer et d'apporter nos propositions et nos participations à toute politique de respect mutuel des identités et des valeurs républicaines, et de mise en valeur des innombrables compétences africaines disponibles pour construire l'Europe de demain.

Donnons maintenant un espoir aux jeunes Noirs de l'espace européen.

Dogad DOGOUI
Fondateur et Président
du Club Africagora





L'édito de septembre 2002

africagora.org, un lien entre les diasporas africaines

Il est ouvert, le site Internet du club et du réseau Africagora. Vous allez enfin pouvoir vous faire une meilleure idée de nos réalisations et réflexions depuis le lancement du concept en 1999 à Paris. Sur ce site, vous aurez tous accès aux archives de nos réalisations (actes de colloques et forums d'affaires), dossier de presse et présentation des trois composantes de l'association (business club, intégration professsionnelle, forum des élus) et à l'agenda de nos activités et projets à court, moyen et long termes.

En adhérant au Club Africagora, vous recevez un mot de passe pour l'espace membre afin d'accéder aux oportunités d'affaires, aux dates des réunions internes et au forum entre membres.
Internautes de la diaspora, d'Afrique ou Amis de l'Afrique, vos remarques sont les bienvenues afin d'améliorer constamment notre site. Africagora, une place publique d'échanges, d'engagements et d'opportunités, consacrée à l'Afrique et aux Africains de la diaspora, pour l'Afrique maintenant.

Bonne navigation.

Dogad Dogoui
Fondateur et Président
du Club Africagora





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